Dalton Telegramme

Samedi : 17h20 > 18h10

@ MAIN STAGE

 


 

Dans tous les saloons et les bars, c’est un événement: Dalton Telegramme claque son premier album sur le comptoir. Intitulé ‘Sous la fourrure’, l’effort tient la chanson au chaud et séquestre de jolis secrets sous le manteau. Depuis 2010, Dalton Telegramme sévit en bord de Meuse, du côté de Liège. Si le projet prend corps dans la petite Belgique, son esprit appartient aux mythes et légendes des grands espaces. En marge de son obsession pour les bons mots d’Alain Bashung et Nino Ferrer, d’une fascination pour les textes ficelés par quelques dandys étincelants (Albin De la Simone, Bertrand Belin), le quatuor affectionne les guet-apens country-folk, les coups de flingues de Johnny Cash et les montures sonores attelées aux films des frères Coen (Fargo, O’Brother).


De fil en aiguille, la troupe se construit une identité et se façonne un son. C’est en respirant les effluves de la musique cajun et autres parfums venus du Québec que Dalton Telegramme flaire le bon coup. Armé d’une poignée de morceaux, la formation liégeoise s’en va planquer son butin sous la feuille d’érable. La première tournée canadienne du groupe marque un point de non-retour. Un soir, à l’affût dans les rues de Montréal, les quatre Dalton trouvent refuge dans l’arrière salle d’un petit troquet. Là, estomaqués, ils assistent à un concert de Lisa LeBlanc. La prestation de la jeune femme chamboule les garçons. C’est la révélation, l’acte fondateur, la clef du moteur. L’esprit de Dalton Telegramme sera à jamais hanté par cette performance électrique, complètement euphorique. De retour au pays, les musiciens remportent le concours DFDT (Du F. dans le Texte) et empochent Les Talents Acoustic TV5 Monde. La première victoire leur permet de mettre le pied à l’étrier en Belgique. Le second trophée leur offre des opportunités à l’étranger. Sollicité ici et ailleurs, le groupe passe à l’action et s’affaire en studio. Mais avant d’oser se lancer sur la longueur d’un album, il publie deux E.P’s distingués (‘La Cavale’ et ‘La Planque’): des cartes de visite fantasmagoriques où le français se chante avec un Smith & Wesson dans le caleçon et un barillet chargé de munitions sans plomb: des cartouches pour rêver et faire feu de tous bois. Dalton Telegramme conduit ainsi la chanson française à travers les plaines d’Amérique ou au fin fond du Canada. Là où les refrains se gravent à même le rock. Là où les coups de blues sont bons pour le moral. Derrière ses envies d’ailleurs, le quatuor étale un savoir-faire personnel, déballant ses sentiments au cœur de la pop, dans des chansons à fleur de peau.


Admirateurs secrets du parolier Jacques Duvall (Lio, Etienne Daho, Sparks), les musiciens décident de suivre l’homme à la trace, celle qui mène à sa planque: le label Freaksville Record (Benjamin Schoos, April March). Dans le vif du sujet, à fond dans la création, Dalton Telegramme dégaine ses meilleurs idées et enregistre douze titres en compagnie de Seb Martel (-M-, Tony Allen, Camille). Le guitariste français endosse son costume de producteur et met le son du groupe en lumière. Disque chaleureux et spontané, ‘Sous la fourrure’ voit Dalton Telegramme s’affirmer en toute authenticité. Sincère, fidèle à son univers, le quatuor fige des fictions rebelles dans des chansons douces, parfois sauvages, toujours indomptables. Avec ‘Sous la fourrure’, Dalton Telegramme a de quoi affronter le blizzard, réchauffer les cœurs et marquer les esprits.

 

 

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